Dans les années septante, de nombreux groupements
ou comités de quartier ont été organisés souvent
pour s’opposer à des projets publics ou privés. Ils
ne tarderont pas à revendiquer une participation plus active aux
décisions. Ces groupements prendront une part importante à
l’éveil de l’opinion publique par rapport aux problèmes
posés par la transformation profonde des villes, par l’accroissement
de leur étendue, par la dispersion de leurs activités ainsi
que par d’autres opérations de spéculation immobilière
transformant des espaces urbains de qualité en espaces fonctionnels
au détriment de l’environnement.
Les
autorités publiques, inspirées par ces mouvements,
vont petit à petit mettre en place cinq instruments de participation
- l'information
: il s'agit pour l'autorité publique de diffuser par des
réunions ou différents autres mécanismes d'affichage
des informations sur des décisions ou des documents qui
ont été adoptés.
- l’enquête
publique : elle permet au citoyen de réagir à des
projets d’aménagement du territoire ou de l’urbanisme
avant que ceux-ci ne soient définitivement arrêtés.
- la
concertation : cette procédure est envisagée dans
le prolongement de l’enquête publique et permet à toutes
les parties intéressées de se réunir et d’échanger
des points de vue et informations avant que les décisions
ne soient prises.
- les
Commissions consultatives : les CCATM constituent
la forme la plus aboutie du mécanisme de participation par
rapport aux modalités précédentes ; elles
permettent en effet aux habitants d’être associés à la
conception d’un projet au lieu d’être invités à se
prononcer sur des documents ou plans déjà échafaudés.
Le législateur
de 1962 avait déjà prévu la constitution d’une
commission nationale, de commissions régionales et de commissions
locales.
A ce jour
, il subsiste une commission régionale d'aménagement du territoire et des commissions communales d'aménagement du territoire.
La commission
régionale (CRAT),
composée de différentes forces de la société civile
, est un expert au service du Gouvernement wallon ; elle est amenée à lui
rendre des avis sur des décisions qui relèvent de sa
compétence. Les commissions communales ne forment pas des
assemblées d'experts dans la mesure où elles constituent
au contraire l'émanation des forces vives de la population
dans ses différentes composantes géographiques , professionnelles
ou socioculturelles.
- les
lieux de participation : on y retrouve le panel des citoyens ou
encore les maisons de
l'urbanisme ; ces maisons de l'urbanisme sont des
organismes privés ou parapublics qui ont pour missions de
former , d'informer et de rassembler les acteurs en matière
d'aménagement du territoire.
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